Budget sécurité sociale : Le texte revient à l'Assemblée nationale et l'Umih se mobilise

27 novembre 2025

Les députés et sénateurs réunis, mercredi 26 novembre en commission mixte paritaire, n'ont pas trouvé d'accord sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026. Le texte sera donc rediscuté à partir de mardi 2 décembre à l'Assemblée nationale. L'Umih est mobilisée depuis le premier jour des débats pour défendre un secteur déjà fragilisé.

Après l'échec de la commission mixte paritaire, le projet de loi de finance de la sécurité sociale revient à l'Assemblée nationale mardi 2 décembre 2025.

Cinq mesures dans le viseur

  1. L'Umih s'oppose fermement à l'instauration d'une contribution patronale de 8% sur les chèques vacances et titres restaurant. Ce nouveau prélèvement obligatoire nuirait à la compétitivité des entreprises tout en créant des disparités entre salariés.
  2. Autre point d'opposition ferme : la remise en cause des cotisations salariales pour les apprentis. Une telle mesure baisserait la rémunération nette des apprentis et affecterait l'attractivité du secteur Les territoires ultramarins ne sont pas épargnés par ces inquiétudes.
  3. La réduction des exonérations LODEOM, dispositif destiné à soutenir l'emploi outre-mer, serait une une double peine pour les établissements locaux, où le secteur CHR joue un rôle économique majeur.
  4. L'Umih s'est mobilisée aussi contre une possible augmentation des taxes sur les boissons alcoolisées. Ces taxes dites "comportementales" pourraient mettre en péril de nombreux établissements, particulièrement les structures indépendantes et rurales, en provoquant une hausse des prix et une baisse de la fréquentation.
  5. Enfin, l'Umih conteste la réduction du remboursement des cures thermales. Le thermalisme répond à un objectif de santé publique reconnu et l’économie attendue serait marginale et rapidement annulée par les coûts des soins de substitution généralement plus élevés.