La fin de la défiscalisation des pouboires
Pour ne pas revivre les situations ubuesques de l'année dernière, l'Umih demande une action immédiate de l'État. Dans un courrier adressé le 24 décembre au ministre de l'Économie Roland Lescure, l'UMIH tire la sonnette d'alarme sur l'arrêt imminent de la défiscalisation et de la désocialisation des pourboires.
Un arrêt brutal redouté
Sans adoption d'un budget avant le 31 décembre 2025, la mesure s'arrêterait brutalement dès le 1er janvier 2026, alors même que les députés et sénateurs ont voté en faveur du prolongement de la défiscalisation des pourboires et que le Président de la République avait également défendu la défiscalisation lors d'une réunion le 30 septembre 2025.
Deux solutions proposées au gouvernement
Face à cette urgence, l'Umih demande d'étudier deux solutions :
- La prolongation réglementaire : proroger le dispositif par voie réglementaire ou par décret, afin d'assurer sa continuité dans l'attente d'une clarification législative.
- L'instruction administrative pourne pas procéder à des redressements concernant les pourboires versés au cours du premier trimestre 2026, instaurant ainsi une période de tolérance.
L'UMIH insiste sur la nécessité de ne pas sanctionner des acteurs économiques qui seraient victimes de l'instabilité institutionnelle actuelle. Pour le secteur, la défiscalisation des pourboires représente une mesure d'efficacité économique qui doit perdurer au-delà des aléas parlementaires.
Apprentissage : Suspension de l'aide exceptionnelle de 5000 € pour certains contrats
Les employeurs qui signeront un contrat d’apprentissage, à partir du 1er janvier 2026, ne percevront pas l’aide exceptionnelle aux employeurs d’apprentis (pour mémoire, de 5000 € sur les 12 premiers mois du contrat d’apprentissage) dans les deux cas suivants :
Cas n°1, Employeur de moins de 250 salariés : Pour des apprentis préparant un diplôme ou une certification de niveau supérieur au bac (par ex. un BTS, DUT, BUT, Licence, Master)
Cas n°2, Employeur de 250 salariés et plus : Pour des apprentis quel que soit le niveau du diplôme ou de la certification préparé
Les employeurs qui ont signé un contrat d’apprentissage avant le 1er janvier 2026 ne se voient pas appliquer ces dispositions plus restrictives et continuent à percevoir l’aide de 5000 € sur les 12 premiers mois du contrat d’apprentissage concerné.
Les employeurs de moins de 250 salariés qui signent un contrat d’apprentissage à partir du 1er janvier 2026 pour un jeune visant un diplôme ou une certification de niveau inférieur ou égal au bac perçoivent l’aide de 5 000 € sur les 12 premiers mois du contrat d’apprentissage.